Biographie de Vadel

Adam Vadel est encore bien jeune (il n’a pas encore 20 ans), et pourtant, son parcours est d’une richesse incroyable. Dès l’âge de 6 ans, sa mère l’inscrit au conservatoire. Ce sont alors des cours de solfège, de percus et de trompette qu’il prend. Pourtant, le jeune garçon, qui montre néanmoins des prédispositions, n’y trouve pas son compte. « Pour moi, la musique, c’était un moyen d’échapper à toutes ces obligations et cet aspect scolaire. Le fait d’avoir des devoirs de musique, ça ne m’attirait pas du tout. », nous confiait-il lorsque nous l’avons rencontré en septembre dernier. Adam quitte donc le conservatoire à 9 ans. Il rencontre alors Aldo (de Sergent Garcia) avec qui il se frotte au piano. À dix ans, il se met à la batterie et quand il rentre au collège, à la guitare. Nettement plus rock’n’roll et dans l’esprit qu’il se faisait de la musique, le jeune garçon trouve enfin sa voie. Très rapidement, il fonde un premier groupe dans lequel il s’empare du micro et chante en anglais. Il est alors repéré par Yarol Pourpaud, puis par Philippe Manœuvre qui le programme avec son groupe aux soirées « Rock’n’Roll Fridays » au Gibus. Il enregistre (et produit) dans la foulée un premier album. Il a tout juste 13 ans. Ce premier album, pourtant pas mal fichu, ne permet pas à Vadel de se faire réellement connaître du grand public. Il fut néanmoins invité sur le prestigieux plateau du « Grand Journal » de Michel Denisot. A propos de ce premier album, Vadel nous expliquait qu’il « …m’a surtout permis de savoir où je ne voulais pas aller. Il y a plein de trucs que je trouve bien sur cet album. Mais que je ne referais plus aujourd’hui. Quand tu as 13 ans, tu es super jeune, tu pars un peu dans tous les sens, chaque idée te semble pas mal… donc, le résultat est un peu farfelu. Mais grâce à lui, je sais où je ne veux plus aller. » Mais l’histoire ne s’arrête pas là. À quinze ans, Pascal Nègre prend le jeune artiste sous son aile et le signe chez Polydor. C’est finalement chez PlayOn que Vadel signera son deuxième album…

Sorti en octobre dernier, ce deuxième album, Vadel le considère vraiment comme son premier parce qu’il « assume tout. J’en suis fier. C’est moi et je suis prêt à le défendre. Je n’ai rien négocié ». Dans cet album, Vadel signe la quasi-totalité des textes et des musiques, faisant preuve d’une grande maturité. Il aborde des thèmes somme toute inhérents à ceux de sa génération, la difficulté de communiquer, le temps qui défile, l’amour, les mots qu’on n’a pas dits et la fureur de vivre. Pour le jeune artiste, l’écriture est un exercice presque vital. « C’est uniquement à ce moment que j’arrive à souffler, quand j’ai réussi à mettre un mot sur ce que je ressentais. »

Réalisé par Laurent Guéneau (Zazie, Riké, Quand la Diva s’en va…), ce nouvel album de Vadel joue la carte du rock et du funk. Vadel n’aura certainement pas à rougir dans quelques années de cet opus fichtrement efficace et rapidement addictif. Notez qu’un nouveau single en est extrait, « Sex Dream », dans une version un peu plus pop.

L’année prochaine, Vadel tiendra le premier rôle d’un opéra-rock dont il est compositeur et coauteur (aux côtés de Thierry Sforza et Bernard Schmitt).